Fondements historiques du coaching

 

Timothy Gallwey

John Whitmore

Le coaching prend ses origines dans le monde sportif aux Etats-Unis.


Timothy Gallwey, pédagogue de Harvard, spécialiste du tennis, a été l’un des premiers à formaliser une méthodologie de coaching exposée dans les années 70 dans une série d’ouvrages sur « Le jeu du point de vue du joueur », dont le premier est « The Inner Game of Tennis ».

Dans ses ouvrages, il propose une approche pour permettre au potentiel naturel de se manifester, afin de surmonter les barrières internes qui empêchent un individu d’accéder à son plein potentiel  et donc à atteindre un niveau de performance optimal.

Le mot Inner renvoie au point de vue interne, au dialogue intérieur du joueur, à « l’adversaire qu’on porte en soi ». Ainsi, Selon Timothy Gallwey, dans chaque tentative, action humaine, il y a deux points de vue d’engagement : le point de vue extérieur et le point de vue intérieur. Le jeu extérieur est joué au niveau externe pour surmonter des obstacles extérieurs afin d’atteindre un but externe. L’adversaire qu’on porte en soi est « bien plus redoutable » que celui qui est de l’autre côté du filet. Le jeu intérieur se déroule dans l’esprit du joueur et se joue contre des obstacles tels que la peur, le doute de soi, erreur d’attention, manque de concentration, de clarté de perception et des pensées ou croyances limitantes.

 

Le coaching ainsi envisagé consiste à vous guider vers l’écoute de votre voix intérieure, à vous apprendre à apprendre, à vous amener à être pleinement conscient de vos potentialités et à trouver votre propre façon de les faire vivre.

 

Ainsi, même si la plupart du temps, le coaching est souvent associé à la notion de performance, le coaching renvoie nécessairement à la dimension de l’être, car le coaching envisage la performance essentiellement sous l’angle d’un potentiel à révéler, et non sous l’angle des résultats passés ou d’un résultat général à atteindre a priori.

Cette idée, loin d’être nouvelle, renvoie elle-même à la maïeutique de Socrate. L’approche de Socrate consistait, par le questionnement, à faire exprimer à son interlocuteur ses propres modes de fonctionnement, lui permettant ainsi d’en prendre conscience et de mettre à jour ses facultés à les orienter vers un but noble et utile.

Sir John Whitmore, une autre des figures incontournables du coaching et qui a travaillé avec Timothy Gallwey, insiste beaucoup sur cette dimension de l’être, sans laquelle le coaching risque fort de n’être qu’un outil sans grande efficacité. Selon lui, « l’essence du bon coaching consiste à renforcer la disponibilité et la responsabilité ».

La disponibilité provient de l’attention, de la concentration et de la clarté d’esprit, c’est-à-dire de la présence et de la conscience de son environnement permettant de percevoir avec ses 5 sens et d’interpréter ce que l’on ressent à l’intérieur de soi.

 

La responsabilité de nos actes ou plutôt l’acceptation ou le choix de la responsabilité de nos actes, sont considérés par John Whitmore comme le deuxième concept clé du coaching, en ce sens qu’ils renforcent grandement notre implication et donc notre performance.

 

Comme le précise John Whitmore dans son ouvrage, l’esprit humain est ici à l’image d’une graine qui contient dès l’origine en elle tout le potentiel pour devenir un arbre magnifique, dès qu’elle reçoit la lumière, les nutriments physiques et les encouragements qui favorisent son développement. Mais bien-sûr, le coaching ne créée pas : il ne fait que révéler ce qui est déjà là en vous et qui ne demande qu’à s’exprimer.